Melissende Scott de M

 

melissende scott de martinville

Artiste

 
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Les dessins et peintures de Mélissende Scott de Martinville sont une transcription douce et poétique de sa vie ouverte sur le monde, en quête d’ailleurs et de l’autre.

Elle dessine au fusain et à la pierre noire. Elle peint à la gouache ou à l’acrylique, directement sur la toile, ou sur des morceaux de papier journal recyclés, façon papier-maché. Ces derniers lui permettent d’encrer ses modèles dans une temporalité ou de créer au contraire des anachronismes. Ils se recyclent et transmettent des messages.

Elle peint principalement des nus et cherche à capter l’instant, le mouvement, avec des traits vifs et spontanés, dans une grande liberté d’expression.

Ni voyeuristes, ni provocatrices, les poses de ses modèles sont pudiques et réservées, à son image. Comme le rappelait Jean-Yves Marin, directeur des Musées d’Art et d’Histoire de Genève, “le nu est l’essence même de l’art”, c’est sans doute aussi pour cela qu’il la fascine.

 

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Le nu d’après “modèle vivant”


Le travail préparatoire consiste à réaliser des esquisses, principalement au fusain, dans un atelier de modèle vivant. Ces nus académiques, permettent à l’artiste de travailler sur le vif, d’entrer en étroite connexion avec son modèle et de retranscrire une certaine vérité. C’est une première étude spontanée mais précise.

La femme est figurée dans son expression la plus naturelle, la plus authentique, dans son intimité. Nue, elle est simple, épurée de tout artifice extérieur. On retrouve dans le travail de Mélissende une influence nette des arts primitifs.

 
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le papier journal recyclé


L’utilisation de collages au papier journal sur les toiles apporte de la texture, de la profondeur. Les couches se superposent et s’entremêlent. Il devient parfois difficile de distinguer le fond et la forme.

Pourtant le choix de ce medium va plus loin que la simple recherche plastique. Les morceaux de journaux deviennent peau des modèles. Ils évoquent ainsi naturellement les empreintes de la vie, les marques du temps qui passe. Les écritures et dessins rappellent les peaux parfois tatouées, ou peintes au henné. L’artiste recherche volontairement une imprécision géographique et culturelle sur l’origine des femmes qu’elle dessine. Elles sont complexes, plurielles et multi-culturelles.

Cette vision de la femme “éternelle” contraste avec la temporalité du papier journal. Lui est en revanche daté d’un jour et d’un lieu précis, reflet des problématiques sociales et politiques d’une époque.

 
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hymne à la femme


Les toiles de Mélissende Scott de Martinville sont une ode à la féminité. Dans une actualité trop souvent douloureuse ou violente, ces corps nus, charnels, sensuels, mais aussi doux, maternels et rassurants, viennent apporter un indispensable réconfort.

 
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